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Russie : WhatsApp et Telegram accusent le gouvernement "de tenter de bloquer" leur fonctionnement et "de pousser les gens" vers un service contrôlé vers l'Etat
information fournie par Boursorama avec Media Services 12/02/2026 à 09:18

Vladimir Poutine dans la région de Moscou, en Russie, le 7 janvier 2026. ( POOL / VYACHESLAV PROKOFYEV )

Vladimir Poutine dans la région de Moscou, en Russie, le 7 janvier 2026. ( POOL / VYACHESLAV PROKOFYEV )

"Chercher à priver plus de 100 millions d'utilisateurs d'une communication privée et sécurisée constitue un recul qui ne peut que réduire la sécurité des personnes en Russie", a déclaré WhatsApp, filiale du groupe américain Meta, sur X mercredi 11 février.

Plus de 100 millions d'utilisateurs, privés de WhatsApp ? L'application de messagerie a dénoncé dans la soirée de mercredi 11 février une tentative des autorités russes de bloquer son fonctionnement afin de forcer les utilisateurs à migrer vers un service concurrent contrôlé vers l'Etat. Sa concurrente Telegram a formulé des dénonciations similaires en début de semaine.

"Le gouvernement russe a tenté de bloquer complètement WhatsApp afin de pousser les gens vers une application de surveillance détenue par l'État", a déclaré la filiale du groupe américain Meta sur X. "Chercher à priver plus de 100 millions d'utilisateurs d'une communication privée et sécurisée constitue un recul qui ne peut que réduire la sécurité des personnes en Russie", a ajouté le service. "Nous continuons à faire tout notre possible pour garder les utilisateurs connectés", a poursuivi la même source.

Le régulateur russe avait déjà imposé cette semaine des restrictions sur l'application Telegram, nouvelle étape d'une répression plus large menée contre les réseaux sociaux basés à l'étranger. Il lui reproche une "violation" de la loi russe, notamment de ne pas faire assez pour empêcher son utilisation "à des fins terroristes". Fondé par le Russe Pavel Dourov, qui a acquis la nationalité française, Telegram est l'un des deux services de messagerie les plus populaires en Russie, avec Whatsapp, dont le fonctionnement était déjà en grande partie bloqué dans le pays depuis janvier pour les mêmes motifs.

Moscou accuse Kiev de recruter des Russes via WhatsApp et Telegram

"Restreindre la liberté des citoyens n'est jamais la bonne solution", avait dénoncé mardi Pavel Dourov, accusant Moscou de chercher à "forcer ses citoyens à migrer vers une application contrôlée par l’État, conçue pour la surveillance et la censure politique". Les autorités encouragent les Russes à utiliser Max, une nouvelle messagerie promue par Moscou mais pour l'heure beaucoup moins populaire. Proposée par le géant russe des réseaux sociaux VK depuis 2025, Max est présenté comme une super-application donnant accès autant à des services de l'administration qu'à des commerces en ligne.

L'été dernier, la Russie avait déjà interdit aux utilisateurs de passer des appels sur Telegram et sur Whatsapp. Les escroqueries via messageries sont très fréquentes en Russie. Les autorités accusent aussi Kiev de recruter des Russes via ces applications pour leur faire commettre des actes de sabotage en échange d'une rémunération.

4 commentaires

  • 12:40

    je me demande via quelle appli internet les russes attirent les kenyans et autres africains avec des faux jobs pour les envoyer immédiatement sur le front se faire massacrer par les drones.


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